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jeudi 11 janvier 2018

{Chronique} Seuls les enfants savent aimer








L’enfance et ses blessures, sous la plume de Cali.
Seuls les enfants savent aimer.
Seuls les enfants aperçoivent l'amour au loin, qui arrive de toute sa lenteur, de toute sa douceur, pour venir nous consumer.
Seuls les enfants embrassent le désespoir vertigineux de la solitude quand l'amour s'en va.
Seuls les enfants meurent d'amour.
Seuls les enfants jouent leur coeur à chaque instant, à chaque souffle.
À chaque seconde le coeur d'un enfant explose.
Tu me manques à crever, maman.
Jusqu'à quand vas-tu mourir ?
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Je vous propose aujourd’hui un ouvrage qui est devenu un véritable coup de cœur au fur et à mesure que défilaient les 131 pages qui le constituent.
Son titre : Seuls les enfants savent aimer…
Son auteur : Cali oui le Cali que vous connaissez sans doute à travers ses chansons et qui se prend au jeu de l’écriture d’un roman cette fois pour exorciser les meurtrissures d’une enfance marquée par le décès prématuré de sa maman alors qu’il n’avait que 6 ans…
Un livre écrit avec la force des mots où il se raconte, alors enfant, un an après avoir perdu le plus fondamental des repères, n’ayant d’autre alternative que celle d’affronter la réalité d’une vie qui peut très vite reprendre ce qu’elle a donné.
On retrouve le Cali qui mélange rage et amour, comme en concert finalement, et qui met toujours beaucoup d’énergie et de conviction à rendre compte de ce qu’il ressent…
Ici, il se met en scène, en dévoilant cette part d’enfance qu’il a dû affronter en prenant sur lui et en s’extirpant très vite de ce qui d’habitude se définit par insouciance et légèreté…
« Seuls les enfants savent savent aimer » titre évocateur pour celui dont la douleur n’a d’égale que la force dont il fait preuve pour continuer à vivre avec le manque…
Alors, des amours naissantes, à la cour d’école en passant par la douleur d’un père bien seul ou l’obligation d’intégrer contre son gré une colonie de vacances, sans oublier l’affection qu’il porte à ses proches, ceux qui restent, Cali nous transporte dans cet univers empreint de douleur et pas vraiment rose, un univers qui a fait son quotidien vers l’âge de 6/7 ans…
Cali, de son vrai nom, Bruno Caliciuri, s’était jusque là confié par deux fois à travers des livres « entretien » dont le poignant « Rage » paru chez Plon en 2009 répondant alors aux questions de l’excellent Didier Varrod…
Il sort ici son premier roman prolongeant ainsi cette reconstruction partiellement entamée à travers ses chansons qui l’aide à vider ses souvenirs…
Un bien bel écrit en tout cas où entraide et amitié surnagent…
« Seuls les enfants embrassent le désespoir vertigineux de la solitude quand l’amour s’en va »…
Du Cali dans un texte que je vous invite à découvrir au plus vite…
Ca s’appelle « Seuls les enfants savent aimer » et ça sortira le 18 janvier aux éditions du Cherche-Midi…


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